– SUR LES HAUTEURS D’ATHÈNES –
La colline Philopappos et le mont Lycabette
– MAI 2025 –
Lever les yeux vers le ciel pour y chercher l’Acropole : c’est le premier réflexe du touriste curieux prêt à explorer Athènes. Mais il est encore plus impressionnant d’apercevoir l’édifice millénaire sur son piédestal depuis une des 7 collines qui percent la ville !
La colline de Philopappos est située au sud-ouest de l’Acropole. Dionysiou areopagitou, une rue piétonne longue et large borde le versant Sud de l’Acropole et permet d’accéder à la colline par un sentier où quelques marches se dressent.
Cette promenade qui s’étend sur près de 2km fait le lien entre deux Athènes contrastées : l’Athènes antique, celle de l’Acropole que l’on peut apercevoir de l’autre côté des grilles ainsi que des monuments anciens comme le Théâtre de Dionysos et l’Odéon d’Hérode Atticus et par-delà les pavés, l’Athènes moderne et actuelle et ses immeubles néoclassiques.
Une petite maison moderne de la rue piétonne Dionysiou Areopagitou
L’Acropole vu de l’Odéon d’Hérode Atticus
Au bout de la rue, il suffit de monter les escaliers et de suivre le sentier pour s’engager dans la nature : dans le parc, plusieurs chemins bordés d’oliviers, de cyprès et de pins mènent au point de vue. La colline de Philopappos, également appelée colline des Muses à l’Antiquité tire son nom de Jules Antiochos Philopappos, prince de Comagène, consul romain devenu citoyen athénien et bienfaiteur de la cité. Au sommet de la colline trône d’ailleurs un monument funéraire érigé en 114-116 par sa sœur à sa mort pour honorer sa mémoire.
Mais avant de se hisser sur le promontoire, le visiteur croise l’église Dimitrios Loumbardiaris datant du XVIème siècle. La légende raconte qu’en 1658, pendant la période de conquête ottomane, les fidèles rassemblés dans l’Eglise furent protégés par la foudre qui frappa un dépôt de munitions près à bombarder.
Mais la colline n’a pas livré tous ses secrets, ouvrez l’œil car au détour des sentiers et cachés dans la végétation, vous pourriez croiser des habitants à carapace en liberté !
L’Odéon d’Hérode Atticus
Des efforts modérés permettent de profiter d’une vue imparable au point culminant à 147m où l’Acropole domine Athènes : un petit quart d’heure à peine sur de petits sentiers à l’ombre des arbres. Et une fois en haut, un panorama époustouflant s’offre à vous jusqu’à la mer Egée.
La colline du Lycabette :
La colline du Lycabette est le point le plus élevé de la ville culminant à 277 m. Plusieurs origines sont attribuées au nom Lycabette (Lycavittos en Grec) : cette zone, alors boisée, aurait été fréquentée par de nombreux loups dans l’Antiquité (Lukoi). A moins que ce ne soit en l’honneur de Lycos, le frère d’Egée, et de son sanctuaire que la colline aurait abrité par le passé.
Une légende raconte également que le mont aurait été créé par la déesse Athéna qui aurait lâché le rocher qu’elle portait pour fortifier l’Acropole alors effrayée par deux corbeaux déchirant le ciel.
Des escaliers en colimaçon un peu raides dans la pinède permettent de faire l’ascension mais il est possible depuis les années 1965 de prendre un funiculaire. Au sommet se trouve une petite chapelle orthodoxe en stuc blanc, Agios Georgios, datant de 1870 et un café-restaurant. Très touristique, le promontoire est noir de monde. On a la sensation que la vue se mérite : il faudra attendre son tour et les innombrables selfies, photos de groupes pour espérer se frayer un chemin jusqu’au bord. De là, la ville d’Athènes s’étale sous nos yeux : la position centrale du mont Lycabette offre une vue complète de la ville. L’Acropole évidemment, des quartiers très urbanisés se mélangent aux monuments antiques comme le temple de Zeus ou modernes comme le stade Panathénaïque, avec en toile de fond le Pirée et les eaux du golfe Saronique.
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