– J’ai… marché dans les pas
d’Harry Potter –
Les lieux qui ont inspiré J.K. Rowling
et les réalisateurs des films
– MAI 2019 –
Est-il nécessaire de présenter J.K Rowling ? Mère de la saga Harry Potter, celle qui s’appelle en réalité Joanne Rowling se prédestinait au métier d’écrivain mais ne s’imaginait pas acquérir une telle renommée mondiale. D’après le classement du magazine américain Forbes, les aventures littéraires du petit sorciers et surtout ses produits dérivés lui ont rapporté 742 millions de pounds (80 millions d’euros)… faisant d’elle l’autrice la mieux payée au monde !
Cependant, ses débuts se font dans la difficulté. Joanne naît le 31 juillet 1965 près de Bristol dans le Gloucestershire, grande déception pour ses parents qui attendaient un garçon déjà prénommé « Simon-John ». Les Rowling accueillent un deuxième enfant Diane un an plus tard. Ils vivent dans une rue de banlieue qui ressemble étrangement à la maison des Dursley (jusqu’au placard sous l’escalier). La famille déménage en 1974 à Tutshill dans le pays de Galles. La forêt de Dean attenante devient son refuge solitaire : son caractère mystérieux lui inspirera la forêt interdite de Poudlard. Dès son plus jeune âge, Joanne montre un intérêt très marqué pour les livres et développe une aptitude à inventer des histoires : elle écrit son premier récit à l’âge de 6 ans, « Rabbit » puis à 11 ans « Seven cursed diamonds and the people who owned them ».
Jo étudie la littérature à l’université d’Exeter puis à la Sorbonne car ses parents veulent faire d’elle une secrétaire bilingue. Son enseignement classique sera une source d’inspiration pour les sorts en latin ! Elle vit un an à Paris en échange scolaire. Son diplôme en poche, elle déménage à Londres où elle enchaîne plusieurs emplois. Son expérience en tant qu’assistante de recherche chez Amnesty International la marque profondément.
En 1990, Jo est secrétaire à la chambre de commerce de Manchester. Alors que son train vers Londres est retardé, elle imagine pour la première fois les aventures du petit sorcier.
Sa mère Anne, qui a reçu un diagnostic de sclérose en plaques 10 ans plus tôt décède d’une forme virulente de la maladie. Cela fait seulement six mois que Jo a commencé à écrire Harry Potter. Elle ne connaîtra jamais le succès de sa fille.
Jo déménage au Portugal enseigner l’anglais et épouse Jorge Arantes en 1992, un journaliste de télévision. Ils auront une fille, Jessica, en 1993. Mais Arantes a un tempérament violent et le couple divorce la même année. Jo se réfugie à Edimbourg avec sa fille où elle vit un moment avec sa soeur Diane et son compagnon. Elle emménage dans un petit appartement à Leith et ne vit quasiment que des aides de l’Etat. Jo plonge dans la dépression. Sa morosité lui inspire le personnage des Détraqueurs.
Elle décide de reprendre l’enseignement à mi-temps et se réfugie dans l’écriture de son roman qu’elle termine en 1995.
Elle envoie son manuscrit à l’agent littéraire Christopher Little. Pas moins de douze éditeurs refuseront de s’engager. Finalement, Bloomsbury Children’s Books accepte de publier les aventures d’Harry Potter en juin 1997, sous le pseudonyme de J.K. Rowling. Le livre ayant pour cible les jeunes garçons, l’éditeur préfère éviter d’afficher un prénom féminin. Le premier tirage est timide : 1000 exemplaires dont la moitié est dédiée aux bibliothèques.
En 1999, les tomes 2 et 3 ont été publiés. 300 000 exemplaires ont été vendus au Royaume-Uni. Les traductions ont débuté : le tome 1 sort en France en 1998 sous Gallimard. En 2001, J.K. Rowling accepte que son livre soit adapté au cinéma.
Au total, J.K. Rowling aura mis 17 ans a écrire sa saga Harry Potter. Elle a été vendue à plus de 450 millions d’exemplaires dans le monde dont 28 millions en France. 8 films auront vu le jour. Tentative de réécrire une enfance malheureuse ou véritable thérapie salvatrice face aux tourments de la dépression, Harry Potter a eu un effet magique sur la vie de sa créatrice. De jeune mère divorcée à écrivain multimillionnaire, J.K. Rowling est a eu le destin d’une Cendrillon moderne. Celle qui n’apprécie pas la célébrité vit toujours à Edimbourg à l’abri des regards.
« L’école de magie et de sorcellerie de Poudlard a été la première chose sur laquelle je me suis concentrée. J’imaginais un endroit où régnait l’ordre mais d’un immense danger, avec des enfants qui avaient des compétences qui pouvaient dépasser leurs professeurs. De façon logique, le château devait être placé dans un lieu isolé et je l’ai très vite localisé en Ecosse dans mon imagination. Je pense que c’était un hommage subconscient au mariage de mes parents. »
J.K. Rowling
THE ELEPHANT HOUSE :
« Je me sens chez moi à Edimbourg et c’est l’endroit où Harry a evolué au fil des sept livres et de nombreuses heures d’écriture dans ses cafés. »
J.K. Rowling
Plus près de son appartement que le Nicholson’s désormais le Spoon, café rival en revendications, l’Elephant House a néanmoins accueilli J.K. Rowling pour l’écriture de la Chambre des Secrets et du Prisonnier d’Azkaban.
« Lorsque Jessica s’endormait dans sa poussette, je me précipitais dans le cafe le plus proche et j’écrivais comme une folle »
J.K. Rowling
« Glissant et trébuchant, la file des élèves suivit Hagrid le long d’un chemin étroit et escarpé qui s’enfonçait dans l’obscurité. (…) De l’autre côte du lac, perché au sommet d’une montagne, un immense château hérissé de tours pointues étincelait dans le ciel étoilé. »
Harry Potter à l’école des sorciers
Le chemin de traverse – « diagon alley » :
D’autres rues affirment avoir soufflé à J.K. Rowling son « Diagon Alley » comme le Candlemaker row.
« Harry aurait voulu avoir une demi-douzaine d’yeux supplémentaires, il regardait de tous côtés, en essayant de tout voir à la fois : les magasins, les étals, les gens qui faisaient leurs courses. »
Harry Potter à l’école des sorciers
Victoria Street.
Candlemaker row.
Quoi de mieux que Victoria Street pour la boutique dédiée aux produits sous licence Harry Potter : « The boy Wizard« . Vous pourrez ainsi vous dégoter n’importe quelle baguette, des pulls, écharpes des 4 maisons, livres, mugs, jeux de société jusqu’au magnifique balais Nimbus 2000. Pas certain qu’il vous permette de survoler Édimbourg en revanche… Véritable paradis Harry Potter pour les moldus, mais attention, vous serez prévenu, vos emplettes auront un certain coût.
Le Greyfriar’s Kirkyard :
Il faut s’armer d’une carte établie par les Potterhead pour tous les dénicher : McGonagall (William de son prénom, un poète jugé médiocre du XIXème siècle), Potters, Scrymgeours, Sirius Black… Parmi eux, le plus célèbre résident, le seigneur des ténèbres sous son vrai nom Thomas Riddell (qui aurait inspiré le Thomas Riddle ou en français Tom Jedusor).
De nombreux fans font le pèlerinage pour aller rendre hommage à « celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » et il n’est pas rare de voir des baguettes, des lettres adressées à Voldemort déposées sur la tombe. Les objets sont régulièrement retirés par le conseil municipal d’Edimbourg par respect pour la famille. Les allées et venues ont d’ailleurs beaucoup endommagé le petit chemin de terre qui mène à la sépulture.
Le Glenfinnan Viaduct :
Si vous avez vu les films Harry Potter, vous reconnaîtrez sans doute le Jacobite train . Le design de ce vieux train à vapeur a été réutilisé par les décorateurs du film pour donner vie au Poudlard Express qu’empruntent les petits sorciers pour se rendre à Poudlard. Opérant depuis 1984, le Jacobite train circule sur les voies de la West Coast Railways et permet de faire le trajet des villes de Fort William à Mallaig. Le British Rail voit dans ce train vintage l’occasion d’encourager le tourisme dans une partie rurale et enclavée. C’est chose faite car chaque jour les touristes se pressent pour admirer les plus belles vues des Highlands.
Le Jacobite train longe le lac d’Eil et traverse ensuite le viaduc de Glennfinan, qui a servi de décor à Harry Potter et la Chambre des secrets. Lorsque Harry et Ron ratent le départ du Poudlard Express, ils décident de suivre le train en voiture volante. Leur trajet est particulièrement périlleux au dessus du viaduc…
Harry Potter et la Chambre des Secrets de Chris Colombus, 2002
Le viaduc de 21 arches forme un tracé incurvé sur 380 mètres au dessus de la rivière Glenfinnan. Il est possible d’observer le passage du train au pied du viaduc (parking à 5 minutes) mais vous ne serez sûrement pas seuls ! Il faudra également être ponctuels car le train ne passe que 2 fois par jour sur le viaduc : à 10h45 et 15h. Souvent le conducteur ralentit sur cette portion et parfois s’arrête complètement pour permettre aux voyageurs et visiteurs de prendre des photos.
L’îlot d’Eilean Na Moine sur le Loch Eilt :
Harry Potter et les reliques de la mort, David Yates, 2010. Voldemort vole la baguette de Dumbledore dans sa tombe.
Sources :
– J.K. Rowling ». s. d. J.K. Rowling (blog). Consulté le 19 juin 2020. https://www.jkrowling.com/about/.
– « Harry Potter: il y a 20 ans, J.K Rowling créait son sorcier en pleine dépression ». 2017. LExpress.fr. 26 juin 2017. https://www.lexpress.fr/culture/livre/harry-potter-il-y-a-20-ans-j-k-rowling-creait-son-sorcier-en-pleine-depression_1921547.html.
– J. K. Rowling – A Year in the Life (ITV, 2007) – HD. s. d. Consulté le 19 juin 2020. https://www.youtube.com/watch?v=Ij97LWo0I7s.
– Samaké-Roman, Assa. 2020.
– « Édimbourg magique dans les pas de Harry Potter ». Le Figaro.fr. 6 février 2020. https://www.lefigaro.fr/voyages/edimbourg-magique-dans-les-pas-de-harry-potter-20200206.
– « Edinburgh Cafe’s Claim to Be True Birthplace of Harry Potter ». s. d. Consulté le 23 juin 2020. https://www.scotsman.com/arts-and-culture/edinburgh-cafes-claim-be-true-birthplace-harry-potter-1446438.
– BBC News. 2014. « Potter Letters Removed from Grave », 7 avril 2014, sect. Edinburgh, Fife & East Scotland. https://www.bbc.com/news/uk-scotland-edinburgh-east-fife-26921340.
0 commentaires